Covid-19… et si l’on en profitait pour définir notre nouveau normal ?

Chronique partenaire – Médicie
Par Syvlie Lacroix, présidente, Médicie

Depuis le 13 mars 2020, plusieurs de nos repères ont volé en éclat. Alors qu’en février, le coronavirus nous semblait bien loin pour nous atteindre, à peine quelques semaines plus tard, le Québec en entier était mis sur pause pour limiter sa propagation. Nous nous retrouvions subitement en pleine crise sanitaire !

Outre le risque de contracter un virus inconnu pour lequel nous n’avons toujours aucun médicament ou vaccin, les mesures instaurées pour nous protéger du coronavirus ont complètement bousculé notre quotidien : confinement à la maison, perte d’emploi, télétravail, emplois essentiels sous haute pression, difficultés financières, etc.

Notre mode de vie habituel se voit donc imposer des contraintes aux conséquences parfois néfastes pour notre santé. Outre l’angoisse de contracter la maladie, la tentation de se réfugier dans la nourriture (ou dans l’alcool) ou de passer plus de temps devant les écrans, notre nouveau mode de travail a aussi ses impacts.

Pendant le confinement, beaucoup de travailleurs ont pu travailler à partir de la maison. Et, malgré la reprise graduelle des activités, beaucoup d’entre eux restent en télétravail et limitent la fréquence de leurs déplacements (magasinage en ligne, livraisons de repas ou d’épicerie, plus de soirées devant la télévision, moins de sorties, etc.). Ce contexte implique de nombreuses heures en position assise pour la grande majorité d’entre eux.

Or, de nombreuses études ont démontré qu’une personne qui, chaque jour, reste assise plus de trois heures et bouge moins de 30 minutes est considérée comme sédentaire.

Rappelons-nous que la sédentarité double les risques de maladies chroniques telles que maladies cardiovasculaires, diabète, obésité et augmentent ceux du cancer du côlon, d’hypertension artérielle, d’ostéoporose, de troubles lipidiques, de dépression et d’anxiété. Et, la majorité de ces maladies sont sournoises en ce sens qu’elles sont souvent sans symptômes. La personne affectée n’en a pas connaissance.

Loin de moi l’idée de vous donner d’autres motifs de faire de l’anxiété, mais peut-être vous fournir une raison de définir votre nouveau normal pour un mode de vie sain (vous comme moi apprécions maintenant encore plus l’importance d’être en santé !).

Adapter son mode de vie
Le défi ici est double : il faut bouger et éviter de rester trop longtemps assis ou allongé, mais il n’est pas nécessaire de se donner un défi extrême. D’autres solutions plus réalistes et adaptées existent pour garder la forme, même en étant partiellement ou complètement confinés à la maison.

En voici quelques exemples.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande au minimum 30 minutes d’activité physique par jour. Bien sûr, on peut en faire plus, mais l’on obtient les mêmes bénéfices en découpant ce 30 minutes en plusieurs séances dans la même journée. Voyez l’activité physique comme une pause dans votre horaire quotidien. De petites séances de 5 à 15 minutes s’insèrent mieux dans l’emploi du temps qu’une seule période de 30 ou 45 minutes.

Vous manquez d’inspiration pour bouger ? Plusieurs sites d’entraînement existent pour différents types d’exercices et il est facile d’improviser quelques outils de base pour son entraînement personnel à la maison (utilisez des cannes, des bouteilles d’eau, des livres, le tapis de votre salon).

D’autres moyens de rester actifs ? Pourquoi ne pas offrir à ses proches ou voisins de marcher pour eux jusqu’à l’épicerie ou de promener leur chien ? Un nombre croissant d’études démontrent d’ailleurs que la marche est un excellent moyen de rester actif.

Et oui, faire le ménage est aussi une activité physique ! Le rangement ou le nettoyage, tout comme le bricolage ou le jardinage peuvent très bien se substituer à l’exercice en ces temps de crise.

Jouer avec ses enfants est aussi une façon de rester actif. Le jeu libre dehors (dans la cour arrière), la danse entre 2 dessins animés, est bon pour eux comme pour vous (et peut même s’avérer assez exigeant, selon l’activité !).

Bien gérer les écrans est primordial. En plus d’encourager la sédentarité, l’exposition aux écrans risque de modifier les comportements alimentaires et de nuire au sommeil. Des solutions existent pour contrer ces effets négatifs. Par exemple, vous pouvez installer une application qui vous prévient lorsque vous avez dépassé le temps limite passé sur les écrans ou vous pouvez regarder la télévision ou votre série préférée… tout en faisant des étirements !

Pour passer à travers cette période qui risque de se prolonger, il est important de demeurer actif et de conserver un mode de vie sain sans viser des objectifs démesurés. C’est possiblement le meilleur moment pour définir notre nouveau normal.

Il fait beau, les vacances approchent… pourquoi ne pas sortir à l’extérieur et faire des activités en toute sécurité !

Sources :

https://fr.hespress.com/141268-coronavirus-les-risques-de-la-sedentarite-pendant-leconfinement. html

https://lemaglaval.ca/article/covid-19-comment-conserver-sa-sante-physique-etmentale

https://www.journaldemontreal.com/2018/02/26/quelles-sont-les-consequences-duneposition-assise-prolongee