Secteurs et tendances

L’industrie québécoise des équipements de transport terrestre couvre de nombreuses activités touchant tous les modes de transport terrestre : automobiles, autobus, autocars, véhicules ferroviaires, récréatifs et spéciaux.

Elle est composée de quelques grands donneurs d’ordres (Alstom, Bombardier, Volvo, Hiolle, Rheinmetall, GardaWorld, Groupe Robert, etc.), qui constituent des vitrines du savoir-faire québécois à l’échelle mondiale, et d’un grand nombre d’entreprises – dont les deux tiers sont des PME – fournissant un vaste éventail de produits, de services et de composants, tels des radiateurs, des chenilles, des ambulances, des bornes de recharge, etc.

L’industrie des équipements de transport terrestre au Québec, c’est * :

  • 620 entreprises, qui emploient près de 32 000 personnes ;
  • 10,2 milliards de dollars de chiffre d’affaire par an, et environ 40% de ce chiffre d’affaire est le résultat d’exportations hors Québec ;
  • une industrie portée par un écosystème d’innovation regroupant une trentaine d’universités, des centres de recherche, des organismes consacrés à la recherche et au développement et un centre d’essais et d’homologation.

*Données de 2016 – Source : Ministère de l’économie et de l’Innovation

Les fabricants de matériel de transport terrestre font également appel à des fournisseurs spécialisés dans diverses industries : par exemple les fabricants de produits métalliques, les fabricants de matériel de communication, les ateliers d’usinage, les fabricants de produits en plastique et caoutchouc et les fabricants d’appareils et de composants électroniques.

C’est donc tout un écosystème de partenaires qui doit collaborer pour être en mesure de répondre aux besoins et au dynamisme des entreprises de l’industrie du transport terrestre.

Les enjeux de l’industrie :

  • Investir dans des projets et disposer d’une main-d’œuvre de qualité : Le dynamisme de l’industrie dépend de la capacité des entreprises, notamment des PME, à investir dans de nouveaux projets pour s’adapter aux transformations du monde actuel, ainsi que de leur capacité à investir dans la main-d’oeuvre.
  • Développer les marchés hors Québec : Il est nécessaire aujourd’hui que l’industrie s’ouvre à l’international pour pallier l’insuffisance du marché québécois et la montée du protectionnisme aux États-Unis.
  • Investir dans la recherche et l’innovation : L’industrie du transport terrestre est à l’origine de produits aux composantes complexes, ce qui nécessite un effort important en recherche et développement. C’est également un secteur à innovation rapide : véhicules électriques, autonomes, connectés … L’investissement en recherche et développement est nécessaire si les entreprises souhaitent rester à la pointe de la technologie.

    Ces efforts peuvent (et doivent selon le Pôle) s’accompagner d’autres formes d’innovation. C’est la raison pour laquelle le Pôle lance en 2019 deux projets pour aider les acteurs de l’industrie du transport terrestre à innover : un hackathon pour imaginer le futur des entreprises manufacturières du secteur et des Labs régionaux pour stimuler l’innovation en région. Découvrez-en plus en cliquant ici !
  • Assurer la démonstration de nouveaux produits : La sécurité représente un enjeu central pour l’industrie du transport de personnes notamment, et les nouveaux produits doivent souvent passer l’épreuve d’essais rigoureux. Le Québec offre des infrastructures de démonstration intéressantes, ce qui peut devenir une véritable opportunité de développement.

Source : Ministère de l’économie et de l’Innovation

Les 5 filières du Pôle*

Le Pôle d’excellence québécois en transport terrestre regroupe plus particulièrement les entreprises des sous-secteurs d’activités suivants :

Le Transport public et transport de marchandises :

Les entreprises québécoises du transport public et de marchandises agissent principalement à titre de fabricants et de fournisseurs de services.

  • 167 entreprises
  • Emploient plus de 3 500 personnes

Ce sont principalement des petites et moyennes entreprises (la moitié d’entre elles emploient moins de 50 personnes).

Cependant, le secteur ferroviaire québécois est dominé par la présence de Bombardier Transport, un des leaders mondiaux de l’industrie du transport sur rail. Ses produits et services sont présents dans une soixantaine de pays.

Mobilité durable :

  • 40 entreprises manufacturières spécialisées dans le développement et l’assemblage des véhicules électriques ou de leurs composants
  • Ces entreprises emploient 2 400 personnes

Le secteur des véhicules électriques, en plus d’être une source de richesse collective, représente un moyen de lutter contre la pollution de l’air en réduisant considérablement les émissions de gaz à effet de serre. Le Québec s’affirme comme un territoire favorable à l’expansion de cette filière : volonté du gouvernement de développer l’électrification des transports, des centres et groupes de recherche spécialisés dans ce secteur, des réserves importantes de matières premières utilisées dans la fabrication de batteries…

Filière des véhicules récréatifs (motorisés) :

  • 155 établissements
  • plus de 5 200 emplois directs
  • chiffre d’affaires de 1,7 milliard de dollars

Ce sont principalement des petites et moyennes entreprises (9 entreprises sur 10 emploient moins de 50 personnes).

En prenant en compte le nombre d’emplois, ces entreprises sont principalement situées dans les régions suivantes :

  • Estrie (66 %);
  • Centre-du-Québec (10 %);
  • Chaudière-Appalaches (10 %);
  • Montérégie (6 %);
  • Mauricie (6 %).

La présence de Bombardier Produits récréatifs (BRP) en Estrie explique en grande partie la concentration géographique de l’activité manufacturière dans cette région.

Véhicules spéciaux et de l’automobile :

Cette filière comprend 495 entreprises :

  • 393 dans les véhicules spéciaux
  • 102 dans l’automobile

L’industrie des véhicules spéciaux et de l’automobile comprend principalement la fabrication de :

  • camions lourds
  • carrosseries de camions
  • véhicules transformés
  • véhicules d’urgence
  • camions d’entretien
  • camions-bennes
  • camions-citernes
  • camions-fourgons
  • semi-remorques
  • remorques
  • activités liées à la fabrication de pièces, de systèmes et d’accessoires pour automobiles et camions légers

Ces véhicules sont utilisés presque exclusivement pour le transport de marchandises ou d’équipements pour la clientèle des :

  • secteurs parapublic et public
  • entreprises de service
  • entreprises de fabrication
  • industries lourdes
  • entreprises commerciales

L’industrie des véhicules spéciaux répond à des besoins particuliers qui ne peuvent être traités en grands volumes.

Cette industrie est majoritairement constituée de PME, puisque la majorité des entreprises qui la composent emploient moins de 50 personnes.

Défense et sécurité :

Il y a 150 entreprises dans le domaine de la Défense et Sécurité lié au secteur terrestre au Québec.

Les entreprises québécoises actives dans ce secteur possèdent une expertise significatives dans plusieurs segments de marché liés au secteur terrestre, notamment :

  • Systèmes électro-optiques, radar et sonar et composantes ; systèmes de conduite de tir, d’alerte et de contre-mesures et composantes connexes ;
  • Systèmes de communications et de navigation ; et autres technologies de l’information (y compris les systèmes de traitement et de diffusion), logiciels, appareils électroniques et leurs composantes ;
  • Véhicules de combat et composantes ;
  • Entretien, réparation et révision de véhicules de combat et activités de formation connexes ;
  • Systèmes de simulation pour les véhicules terrestres et autres applications, incluant la formation du personnel au moyen de mise en situation (par exemple : logiciel intelligent, systèmes visuels, simulations de réseau et simulateurs en temps réel) ;

Source: Portail Sécurité Défense

* Le nombre d’entreprises de toutes les filières ajoutées dépasse les 620 mentionnées au début de cette section car il comprend des entreprises intervenant dans plusieurs filières ainsi que des fournisseurs de produits et services connexes.